Mais il était défendu...
Ne le désirez pas, personne n'en fait offrande !
L'attirance de cette enivrante envie
L'interdit donne faim, et qui a faim mange !
Comme la morale est pourrie
Et que les plaisirs s'enchaînent
Et me voilà prisonnière.
J'ai goûté donc à ce fruit charmant
Sa douce et fraiche saveur
elle a rempli mon esprit d'un infini bonheur
L'être et le paraître ne font qu'un
La gourmandise et la luxure sont semblables
J'ai sublimé ses sens qui m'ont détournée
De la puissante emprise de l'illusion